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Existe-t-il un risque sur les approvisionnements en pétrole

 Les réserves de pétrole, un risque de pénurie ?

Les "réserves prouvées" de pétrole atteignent plus de 200 milliards de tonnes équivalent pétrole (TEP) en 2018 dans le monde, selon les experts de British Petroleum(nouvelle fenêtre) (qui dressent un état des lieux de la ressource depuis 1980). Ces réserves pourraient couvrir 50,2 ans de consommation annuelle au rythme de l'année 2017. Ces chiffres sont confirmés par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ils ne comptabilisent ni les sables bitumineux du Canada, ni les réserves du Venezuela, ni les réserves considérées difficiles à capter avec les techniques actuelles. Les réserves pourraient donc être plus importantes que les estimations ne le laissent apparaître.

Réserves prouvées, réserves probables

L’Insee définit les réserves prouvées (1P) comme les réserves qui ont une forte probabilité (90%) d’être récupérées. Elles se distinguent des réserves prouvées et probables (2P) dont les chances diminuent à 50% et des réserves dites 3P (prouvées probables et possibles) dont la probabilité chute à 10%. Cette classification est distincte du type de pétrole. 


Un pétrole non conventionnel peut constituer une réserve prouvée. C’est le cas d’une partie des réserves vénézuéliennes.


En 1980, les réserves prouvées étaient déjà évaluées à 50 années avec une fin prévue en 2030. L'absence d'évolution apparente s’explique principalement par les améliorations techniques et la découverte de gisements, qui ont permis de compenser la consommation par de nouvelles réserves. 

Encore récemment, de nouveaux gisements ont été découverts, notamment en Chine (1,5 milliard de barils), au Ghana (0,5 milliard) ou aux Émirats arabes unis (7 milliards). 

Un flou subsiste toutefois sur l'état réel des réserves du fait de l’absence d’instance indépendante internationale chargée de contrôler les estimations des compagnies. Chaque producteur bénéficie en effet d’une certaine marge de liberté dans la déclaration de ses réserves. Ainsi, les réserves des pays de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui fournissent près de 80% du pétrole conventionnel mondial, sont évaluées par les États membres eux-mêmes, via leurs compagnies nationales. 

Par exemple, en Arabie Saoudite, c’est la société Saudi Aramco qui recense les réserves disponibles sur le territoire. Elle est seule habilitée à mener des investigations.